Dynamique du capitalisme et de l'industrie

Association I-DEAS Economics / Equipe de recherche ISYS

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    Un grand merci au Professeur Bernard PAULRE et à son homologue Giovanni DOSI qui ont accepté de prêter leurs noms à l'association I-deas Economics au titre de membres d'honneur. Ils ont su susciter notre intérêt pour le courant évolutionniste, d'où l'envie de nous investir pour en assurer sa promotion.

Compte rendu de la deuxième séance du séminaire ISYS (24/09/09)

Posted by DCI sur 26 septembre 2009

Bonjour chers membres d’ISYS,

Pour ceux qui ont eu l’opportunité de venir, et plus encore pour les autres, voici un compte rendu succinct de la deuxième séance des séminaires ISYS, dont le thème initial devait porter sur « le capitalisme cognitif et la crise ».

En guise d’introduction à la séance, et dans le but de spécifier le(s) terme(s) du débat, Françoise Duboeuf a été invitée à éclairer l’audience sur le sujet de la connaissance chez Smith.
Son approche, résolument épistémologique, s’est évertuée à définir le concept de la connaissance smithienne (le savoir étant un produit de l’imagination, une représentation commune qui peut évoluer au gré de faits nouveaux, et qui permet les interactions entre les agents), de même qu’à établir ce que sont les racines du savoir ainsi défini (de manière schématique, au risque du simplisme: devant un fait nouveau, l’imagination est perturbée; la réflexion vise alors à construire un système d’interprétation cohérent dont le savoir est la cristallisation…passagère (oxymore !) puisque la connaissance smithienne, de nature très humble, ne reflète pas la vérité, mais une vérité, disons « circonstanciée »).

A la suite de cet exposé, prolongé par des remarques de Carlo Vercellone et d’Antonella Corsani, la séance s’est naturellement orientée sur le concept de capitalisme cognitif.

Bernard Paulré, évoquant les nombreux points d’entrée du concept, et la centralité (de ce qui se révélera être sa conception « unitaire ») de la connaissance, s’est heurté aux désaccord de certains participants, marquant par là la pertinence d’un retour collectif sur les multiples formes que peut prendre la connaissance et des implications de celles-ci sur les définitions (personnelles) des termes « cognitif », de « travail cognitif », et de « capitalisme cognitif ».

Sur la base du fait que la connaissance, en tant que telle, ne permet pas de caractériser le capitalisme cognitif, Patrick Dieuaide a tenu à articuler cette notion à la relation de travail. Dans cette mesure, l’objet du débat serait le mode d’incorporation de la connaissance au capital. Une large part de l’audience était d’accord sur ce point.

Contestant cette approche et plaidant pour une vision que l’on pourrait nommer de plus générique, B. Paulré a conclu la session en invitant les membres de l’équipe à réfléchir, d’une part sur l’hétérogénéité des interprétations/représentations du capitalisme cognitif et la forme de la connaissance auxquelles celles-ci renvoient et, d’autre part, sur ce que serait une définition du travail cognitif.

sachez enfin que la prochaine session aura lieu le 8 Octobre prochain à 16h30. La salle vous sera donnée ultérieurement.

Merci de votre lecture.

DCI

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Entretien vidéo 1: Nos membres d’honneurs se présentent

Posted by DCI sur 18 septembre 2009

Nous sommes très heureux de vous présenter les premiers extraits vidéos issus d’une série d’entretiens que nous avons réalisé au cours de l’année passée (2008-2009). Se sont d’ores et déjà prêtés au jeu et sur la base d’une même grille de questions: Bernard Paulré, Giovanni Dosi, Nadia Jacoby, Angelo Secchi, Mauro Sylos Labini, Marco Grazzi, Federico Tamagni, sans oublier Jacques Lesourne.

Hebdomadairement (sic), nous publierons les réponses vidéos respectives de nos interviewés à la question bi-hebdomadaire (sic-sic à préférer à « semi-mensuelle » pour l’avantage certain de 9 points au scrabble). Notez que, durant cette période où nous vous soumettrons nos archives, nous poursuivrons l’exercice en réalisant de nouvelles rencontres filmées sur des thématiques que nous voudrons associées à la dynamique du capitalisme et de l’industrie.

Pour l’heure, veuillez vous installez confortablement pour découvrir les « 3 vies » de Bernard Paulré et le célèbre « Here I am ! » de Giovanni Dosi :

Au plaisir de vous présenter nos prochains extraits et peut-être de vous avoir sous nos projecteurs…

DCI

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« André Gorz et la dynamique du capitalisme »

Posted by Carlo VERCELLONE sur 8 septembre 2009

Je vous fais part ci-dessous de la vidéo de ma contribution à la Conférence-Débat « André Gorz et la dynamique du capitalisme » en date du 17 juin dernier à la Maison des Passages, à Lyon.

Bon visionnage.

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Le clin d’oeil de la rentrée: Silex and the city

Posted by Célia BARRAU sur 8 septembre 2009

Afin de favoriser une reprise en douceur dont nous sommes probablement tous partisans… et après un été plus que productif à chercher LA lecture évolutionniste de la rentrée, nous vous proposons une bande-dessinée à caractère évolutionniste (nos équipes font leur maximum pour en trouver une portant sur le capitalisme cognitif mais il semble plus réalisable de trouver, dans l’immédiat, une solution à la crise ; c’est pour dire…).

Voilà donc de quoi commencer la nouvelle année universitaire 2009-2010:

silex

« Nous sommes en 40 000 avant Jésus-Christ… Toute la planète semble obéir aux lois de la sélection naturelle… Toute ? Non : une vallée résiste encore et toujours à l’Evolution. »
« Silex and the city » ou la (pré)histoire d’une famille d’homo sapiens pas comme les autres et pourtant…
Le doyen de la famille « Dotcom » a fait mai – 68000 av J-C, son fils « Blog » est prof de chasse et héros de l’histoire. Il décide en effet sur un coup de tête de se présenter aux élections de la vallée avec pour slogan: « L’évolution à visage humain ». Outre les homo-sapiens, lui reste à convaincre les démocrates lémuriens, les végétariens, la minorité visible que sont les néanderthaliens et les cannibales qui, eux, aspirent à ce statut… autant dire que ce n’est pas gagné !
Heureusement il est aidé dans sa quête d’évolution et de tolérance par sa femme « Spam », prof de préhistoire-géo en Zone d’Evolution Prioritaire (ZEP), qui enseigne, par exemple: « Nos successeurs les gaulois ».
Il ne peut cependant pas compter sur son cadet de fils « URL » qui ne jure que par l’alterdarwiniste radical dont le programme en trois points est le suivant: 1/ inventer la roue. 2/ inventer la voiture. 3/ dégonfler les pneus des voitures polluantes…
Et c’est sans parler de son aînée de fille « Web » qui, entre deux cours au bahut Françoise Dolto, fait les yeux doux à Rahan de la Pétaudière, dont le père n’est autre que le puissant patron de l’entreprise (pré)historiquement nationale l’Energie Du Feu (EDF) et fraîchement privatisée. Cet homme de pouvoir a d’ailleurs d’ors et déjà trouvé la parade aux ardeurs de certains grévistes en les menaçant de délocaliser le plus gros volcan de la vallée, en Chine…

Bref: « Evoluer plus pour gagner plus » qu’il disait…

—–
Note sur le dessinateur et scénariste « Jul »: dessinateur de presse notamment pour Charlie Hebdo, il compte a son actif des succès comme « Il faut tuer José Bové » (portrait des mouvements écologiques et alter-mondialistes) ou encore « La Croisade s’amuse » (critique de l’administration Bush).

—–

En espérant vous avoir donné de quoi sourir en cette période de crise… qu’est la rentrée, nous vous souhaitons une bonne continuation dans votre navigation !

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Article choisi 1: – Arthur 1989 – « Competing technologies, increasing returns, and lock-in by historical events »

Posted by Jonathan BAINEE sur 29 juillet 2009

En préambule, sachez qu’à l’aune d’aborder ce premier opus de la rubrique « Articles choisis », nous avons fait face à un dilemme… Devions-nous nous contenter de reformuler les problématiques que l’article soulève, et ainsi titiller votre curiosité ? Ou bien, devions-nous nous lancer dans un commentaire plus ambitieux et pédagogique, mais de (trop ?) proche parenté avec un somnifère ? Tout dire or not tout dire, that was the question…

Une solution médiane, triviale (et, par définition, dans mes cordes !), consistait à formuler une analyse superficielle et incomplète de cet article dont le choix a été dicté par le fait qu’il est considéré comme fondateur de l’un des trois « building blocks » de l’évolutionnisme selon B. Paulré [au même titre qu’un pôle sélectionniste d’inspiration biologique (Nelson et Winter 1982) et un pôle structuraliste caractérisant la dynamique du progrès technique (Dosi 1988)], mais il est peu dire que cet article mérite mieux. C’est donc fort de cette remarque que nous allons nous atteler à décortiquer ce papier, tout en s’efforçant de ne point l’écorcher…

En guise d’introduction, rappelons que dans son article, fondateur du pôle de la « rétroaction positive », Arthur se propose de dépasser l’analyse statique de la problématique des rendements croissants (1) en examinant le processus dynamique qui « sélectionne » une solution d’équilibre parmi plusieurs options technologiques (et potentiels standards), à travers l’interaction de la dynamique économiques et d’événements historiques (2).

(1) les rendements croissants (d’adoption) renvoie à une situation dans laquelle l’utilité (ou le profit) associé à l’adoption d’un standard croît avec son degré de diffusion (Par exemple, Katz et Shapiro (1985) montrent que disposer d’un téléphone est d’autant plus intéressant que le nombre de correspondants potentiels augmente).

(2) les événements historiques (« historical small events ») sont des événements ou conditions extérieurs à la connaissance que l’on a ex-ante des données du jeu économique entre deux potentiels standards technologiques (Par exemple, Fréry (2000) avance que l’invention du démarreur électrique a joué un rôle crucial dans le fait que le moteur thermique a supplanté l’option électrique dans l’industrie automobile).

La thèse principale évoque le fait que lorsque deux technologies (ou plus) caractérisées par des rendements croissants sont en compétition, des événements, significatifs ou non, peuvent donner à une technologie, potentiellement inférieures (3) aux autres alternatives, un avantage initial crucial dans la dynamique de long terme se matérialisant par une situation de verrouillage technologique (4). « Le principe est que « la diffusion technologique est un processus dynamique dont le moteur réside dans l’action même d’adopter » (Foray 1989). Ainsi, « on ne choisit pas une technologie parce qu’elle est plus efficace, mais c’est parce qu’on la choisit qu’elle devient plus efficace » (Ibid.).

(3) Pour Arthur (1989), une technologie inférieure est une technologie ayant un potentiel de développement (de long terme) inférieur à une autre technologie. Pour David (1985), il s’agit d’une technologie particulière aboutissant, à l’issue d’un processus dynamique, à une situation collectivement indésirable dans laquelle les incitations privées et celles qu’exigeraient la maximisation du bien-être social ne coïncident pas (dans un cadre étroit, l’on peut interpréter ceci par l’intermédiaire du cas de l’automobile thermique polluante par rapport à la solution électrique neutre en CO2).

(4) On parle de verrouillage technologique (« lock-in ») lorsqu’une unique option technologique est devenue viable à l’issue du jeu dynamique. Elle devient alors un standard.

L’origine de ce phénomène repose sur le phénomène des rendements croissants d’adoption dont les sources sont multiples, des rendements d’échelle dynamiques (5), en passant par les externalités positives de réseaux (6), l’effet de localisation du progrès technique (7), l’effet « bien système » (8), de même que l’apprentissage par l’usage (9), les externalités informationnelles (10), ou bien encore la création de normes d’évaluation (11).

(5) Ceci passe par un effet volume (économies d’échelle, voir Metcalfe 1988) et un effet d’apprentissage (« learning by doing » suivant lequel plus une technologie est adoptée, plus elle est expérimentée, et plus elle est améliorée et rationnellement « adoptable », voir Rosenberg 1982).

(6) La valeur d’une technologie dépend de la taille du réseau des adoptants, chaque adoption produisant simultanément 3 effets : augmente la valeur de la technologie des primo-adoptants ; augmente la valeur pour l’adoptant ; augmente l’attractivité de la technologie pour les futurs adopteurs. (Voir Katz et Shapiro 1985 sur la question du réseau téléphonique).

(7) la technologie qui se diffuse le plus va concentrer les efforts de R&D en vue de son amélioration car elle renvoie au plus grand marché potentiel et, par là, génère les revenus les plus conséquents.

(8) La technologie la plus développée incite massivement au développement de biens et services complémentaires (location ; réparation…).

(9) (« Learning by using ») L’utilisateur va apprendre de l’utilisation de la technologie et une remontée informationnelle permet d’améliorer la technologie, ce qui concoure à la rendre plus adoptable.

(10) La technologie qui se diffuse le plus maximise sa visibilité, notamment à travers le bouche à oreille. (Voir Cowan 1990 sur l’exemple des réacteurs nucléaires du projet naval US).

(11) Une technologie ancienne a produit ses propres normes d’évaluation, définissant ainsi les critères de comparaison, par référence à ses avantages intrinsèques. (Voir Foray 1989).

Le modèle d‘Arthur 1989, bâti sur l’hypothèse de l’existence de deux technologies (A et B) apparaissant sur un marché où des adopteurs potentiels ont à remplacer une technologie C, étudie successivement deux situations et rend compte de propriétés particulières.

Dans un premier temps, un premier agent choisit naturellement A ou B, optant pour la technologie qui, compte tenu du niveau initial d’adoption, lui assurera les meilleurs « performances ». De fait, cet agent va agir sur la localisation du progrès technique, de telle manière que l’une des deux technologies va s’améliorer et devenir plus attractive pour les usagers potentiels suivants. Cette formulation du modèle fait apparaître les propriétés de non-flexibilité (12) et d’inefficience potentielle (13).

Dans un second temps, les agents se distinguent suivant leur préférence entre les deux technologies. Dans ce cadre, l’ordre dans lequel les adopteurs arrivent sur le marché devient désormais crucial pour l’issue de la compétition. Chaque potentiel d’adopteurs R et S est équivalent mais l’ordre d’arrivée effectif des agents est déterminé par des événements inconnus (les « small events »). L’écart se creuse ainsi entre les technologies A et B et conduit, à terme, les agents en dépit de leur préférence naturelle pour l’une ou l’autre technologie, à choisir la technologie ayant bénéficié des premiers adopteurs. A nouveau, les « petits événements », exogènes au modèle, produisent un effet de localisation du progrès technique sur une technologie particulière. Cette formulation du modèle fait apparaître la propriété de non-prédictibilité (14) et met en exergue celle de dépendance du sentier (15).

(12) Il arrive à un moment où la tendance à la domination d’une des deux technologies n’est plus susceptible d’être remise en cause, elle est verrouillée (« locked »). Dans ce cadre, aucune autre technologie ne peut économiquement la challenger, y compris à travers l’usage de taxes/subventions.

(13) La situation de rendements croissants peut conduire à l’adoption d’une technologie ayant un potentiel de développement (de long terme) inférieur à une autre.

(14) L’issue de la compétition ne peut être prédite sur la base de ce que nous connaissons des deux technologies en concurrence au tout début du processus.

(15) La « préhistoire » de la compétition, au gré des « small events », en déterminera l’issue finale.

Notons que sur le plan probabiliste, sur la base d’urne de Polya, il est possible de formuler une loi telle que les proportions des technologies A et B tendent à se fixer, déterminant par là l’émergence d’une structure. Le processus de Polya (Polya 1931), qui est implicite dans le modèle d’Arthur, repose sur une urne de capacité infinie qui doit être remplie de balles blanches ou rouges. Au départ, deux balles (une de chaque couleur) sont placées dans l’urne. La règle de choix de la couleur de la prochaine balle à ajouter est telle que la couleur est semblable à celle de la dernière balle tirée au hasard. Ce processus est dépendant du sentier car à chaque période, la probabilité que la prochaine balle ajoutée soit rouge/noire est égale à la proportion de boules rouges/noires déjà dans l’urne. A la limite de l’infini, la proportion de balles rouges/noires tend vers une limite X, avec une probabilité de 1.

Les limites d’un tel modèle portent tout autant sur ses hypothèses initiales que sur ses conclusions. Ainsi, Jonard (1999) met-il en évidence le fait que les modèles d’urnes (Arthur 1989 et Dosi-Kaniovski 1994) reposent sur des hypothèses de croissance infinie de la population d’adopteurs, puisque l’unanimité n’est obtenue qu’en faisant tendre le temps et le nombre d’agents vers l’infini (16). Dalle (1995), quant à lui, souligne le caractère irréaliste du modèle d’Arthur (17), et notamment son déterminisme (18). Garud et Karnoe (2001) introduisent les comportements stratégiques des firmes, injustement marginalisés (19).

(16) Or, il semble que les systèmes économiques sont plutôt constitués d’un nombre fini d’agents formant un réseau et profitant de canaux locaux d’information.

(17) Ce modèle accorde aux situations de « lock-in » un caractère irrémédiable que contredit la réalité. Si pour Arthur, les situations de lock-out sont des « miracles technologiques », il s’avère qu’il existe souvent des niches technologiques. Ainsi, et à titre d’exemple, la technologie VHS n’a pas supplanté le Bétamax chez les professionnels de l’image.

(18) Toute hétérogénéité disparaît lorsque le nombre d’agents ayant rejoint le marché devient trop important (situation de « lock-in »). Les fluctuations qui prévalaient disparaissent à un certain moment, ce qui rend impossible la situation dans laquelle un agent (libre) ferait le choix de la technologie inférieure. Or, un agent peut parfaitement faire le choix conscient d’adopter une technologie plus contraignante mais moins polluante.

(19) Ces comportements stratégiques ne sont pas (ou peu) étudiés à leur juste mesure alors même qu’à travers les manœuvres des firmes pour imposer leurs propres solutions comme le standard de l’industrie, ils ne sont pas neutres dans le déroulement du processus de standardisation.

La bibliographie, les plus perspicaces l’avaient noté, apparaît au fil du développement précédent au gré des clics sur les noms de leurs auteurs. Les articles sont, pour la plupart d’entre eux, disponibles depuis l’onglet « dynamique des réseaux » que nous vous invitons à visiter et, le cas échéant (doux euphémisme, s’il en est !), à compléter. Les ouvrages en surbrillance renvoient, quant à eux, vers des liens permettant une lecture aisée des références. Une ombre au tableau toutefois, étant entendu que nous œuvrons, nuit et jour, à la résolution de ce problème, nous ne sommes parvenu à pointer la contribution suivante :

Metcalfe J.S., 1988, « Evolution and Economic Change », in A. Silberston, Technology and Economic Progress, (ed.) Macmillan, London. Reprinted in U. Witt (ed.) Evolutionary Economics, Edward Elgar, 1993

En espérant que vous avez fait bonne lecture, nous vous invitons à nous rendre visite régulièrement…

A bientôt !

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Devoirs de vacances 2/2

Posted by DCI sur 22 juillet 2009

Question ouverte:

Qu’est-ce que le capitalisme cognitif permet de dire aujourd’hui de la crise?

Les commentaires sont à vous…

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Devoirs de vacances 1/2

Posted by DCI sur 22 juillet 2009

Il paraît nécessaire de réfléchir sur une (re)définition possible du « capitalisme cognitif ». Un tel exercice pouvant trouver comme base de travail l’article fondateur suivant:

Corsani A., Dieuaide P., Moulier-Boutang Y., Paulré B., Vercellone C. (2001), « Le capitalisme cognitif comme sortie de la crise du capitalisme industriel : un programme de recherche », Actes du Forum de la Régulation.ART1967

Le capitalisme cognitif doit-il et peut-il être défini de façon indépendante à la question des crises ? Quelle définition possible dans l’absolu ? Les commentaires sont là pour tenter d’y répondre…

Remarque: L’apport du capitalisme cognitif à l’analyse de la crise actuelle fait l’objet des devoirs de vacances 2/2.

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I-DEAS Economics – ISYS

Posted by DCI sur 15 juillet 2009

Chers lecteurs,

I-DEAS Economics vous annonce qu’elle s’associe à l’équipe de recherche ISYS (Innovation SYstèmes Stratégies) de l’axe Institution (MATISSE) du Centre d’Economie de la Sorbonne (CES) – Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne – UMR 8174 CNRS.

En effet, compte tenu des préoccupations communes et des membres communs à l’association et à l’équipe de recherche, nous avons décidé d’ouvrir ce blog non plus seulement au thème de l’économie industrielle et de l’innovation – cher à la vision de l’évolutionnisme défendue par I-DEAS Economics -, mais également à une autre thématique majeure dans les travaux des membres d’ISYS: la dynamique longue du capitalisme.

En effet la nécessité d’une unique interface s’imposant, ce blog se trouvait être la réponse toute adéquate du fait de sa capacité à proposer une base fontionnelle de working papers via son portail (fruit du travail d’I-DEAS Economics), à assurer le relai des travaux des chercheurs d’Isys et ce, tout en offrant une actualité partagée.

Ainsi, en vue d’affirmer la complémentarité de ces deux aspects, il nous a alors paru pertinent de renommer le blog en « Dynamique du capitalisme et de l’industrie » (nom d’un ancien axe du MATISSE). La logique d’une telle liaison se fera de façon plus affirmée au fil des posts, notamment avec la mise en ligne prochaine de l’extrait vidéo d’un entretien avec le Professeur Bernard PAULRE, qui nous y conte son parcours académique.

Toujours dans l’idée de maintenir une cohérence certaine (ou du moins une certaine cohérence), le Bureau alias « ideaseco » – i.e. Nous – signerons dés lors « DCI » (pour Dynamique du Capitalisme et de l’Industrie).

DCI

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Ajout des working papers de KITeS

Posted by DCI sur 8 juillet 2009

Chers lecteurs,

Le bureau est heureux de vous annoncer l’ajout d’une nouvelle base de working papers à son portail sur l’économie évolutionniste (au sens le plus large du terme).

En effet, nous vous rappelons que les onglets du menu horizontal en haut de page (Dynamique des réseaux, Dynamique industrielle, Entreprise, Innovation, Institutions, Systèmes nationaux et Outils) vous offre un accès à une sélection de documents de travail portant de façon plus ou moins explicite et directe sur la question évolutionniste, objet de l’association I-DEAS Economics.

Ce portail était jusqu’alors principalement (pour ne pas dire exclusivement) alimenté par les working papers du LEM (Laboratory of Economics and Management) de la Scuola Superiore Sant’Anna de Pise (Italy) et ce, grâce à l’accès privilégié qu’il nous en a été fait par le Professeur Giovanni DOSI.

Désormais, cette base ne sera plus que « pisienne », mais également « milanienne » avec l’arrivée de KITeS (Knowledge, Internationalization and Technology Studies) – ex CESPRI – de l’Università Commerciale Luigi Bocconi de Milan (Italy). Nous tenons à remercier pour cela Stefano BRUSONI qui nous a donné l’autorisation de pointer vers les documents de travail de son laboratoire et Lorenzo CASSI, qui nous a soutenu dans cette démarche en tant qu’intermédiaire.

Dans l’attente de l’ajout des liens vers ces working papers et de la mise en place de nouveaux partenariats, nous vous souhaitons une bonne lecture.

LE BUREAU alias “ideaseco

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DIME International Conference on the Formation and the Evolution of Social and Economic Networks

Posted by DCI sur 22 juin 2009

Du 25 au 27 juin, se tiendra à la Maison des Sciences Economiques (MSE) de Paris la « DIME International Conference on the Formation and the Evolution of Social and Economic Networks » qui succède à « l »International Conference on the Formation of Social Networks » (ICFSN) de 2007.

Ce colloque s’inscrit dans le programme de recherche Dyn-Net (Dynamics of Networks), mis en place par l’ANR (Agence Nationale de la Recherche).

Le comité d’organisation de cette édition 2009 est le suivant:

– Nicolas Carayol, Chair, Université de Bordeaux IV (GRETha)
– Lorenzo Cassi, Université Paris 1 Panthéon – Sorbonne (CES)
– Robin Cowan, Maastricht University (UNU-MERIT)
– Patrick Llerena, Université de Strasbourg (BETA)
– Pascale Roux, Université de Bordeaux IV (GRETha)

On y trouvera notamment les économistes F. VEGA REDONDO, S. GOYAL, M. JACKSON,T. SNIJDERS, le sociologue E. LAZEGA ou encore le physicien A. BARRAT.

Nous tenons à souligner l’intervention de G. FAGIOLO (Sant’Anna School of Advanced Studies, Pisa), le vendredi 26 (16h30-18h) : « The World Trade Web: Topological Properties, Dynamics, and Evolution », qui fait particulièrement référence à l’économie évolutionniste, objet de ce blog.

Plus d’informations et le programme sur le site dédié au colloque: http://www.icfsn.net/

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